Les activités de l’organic fablab

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● Le vermicompostage collectif

vermicomposteurLe vermicompostage est une méthode de compostage qui repose sur le travail de vers à fumier spécialisés dans la décomposition de la matière organique et qui permet ainsi de transformer les résidus de cuisine en un riche amendement pour les plantes. Le principal avantage du vermicompostage par rapport au compostage traditionnel est qu’il permet de recycler ses biodéchets même lorsqu’on n’a pas d’espaces verts, comme c’est le cas à Battant, quartier où est situé notre local. Nous avons donc transformé des conteneurs à poubelles en vermicomposteurs collectifs afin de pouvoir y valoriser les biodéchets des adhérents de l’Organic fablab (pour en savoir plus sur les modalités d’adhésion cliquez sur ce lien).

• La vermiculture

CaptureLes vers utilisés pour le vermicompostage sont des vers à fumier, ou vers rouges, car ces derniers sont particulièrement efficaces : ils sont adaptés pour vivre en bac, se reproduisent très vite (un seul ver, dont l’espérance de vie est de moins de 2 ans, peut avoir une descendance de plus de 800 individus !), et consomment beaucoup de matière organique (ils mangent l’équivalent de leur poids tous les jours !).
Vente de vers : 25€ les 500g pour les non adhérents et 15€ pour les adhérents, sachant que 500g de vers représente la quantité idéale pour démarrer un vermicomposteur (pour en savoir plus sur les modalités d’adhésion cliquez sur ce lien).

• La production de thé de vers

OLYMPUS DIGITAL CAMERAEn plus de produire du vermicompost (compost d’une qualité et d’une finesse supérieure à celles du compost classique) le vermicompostage produit également un jus résultant de la décomposition des déchets organiques par les bactéries. Ce liquide brun est appelé thé de vers (ou jus de vers ou percolât ou lombrithé, appelez-le comme vous préférez). Il est donc très concentré en éléments nutritifs, minéraux et oligo-éléments qui en font un excellent fertilisant 100% naturel ! Ce produit est encore peu connu en France, alors que son utilisation est très répandue dans de nombreux pays (USA, Australie, Autriche, Angleterre…). Ces vertus font d’ailleurs l’objet d’un intérêt croissant et les premiers résultats de ces recherches sont très encourageants.

● La culture de champignon dans du marc de café

champiA Trivial’Compost nous sommes toujours partants pour mettre en œuvre de nouvelles solutions de valorisation des déchets organiques. Et les raisons ne manquent pas pour se lancer dans la culture de pleurotes sur marc de café. Cette technique est connue depuis longtemps en Asie, en Amérique du sud et au Zimbabwe mais elle est très médiatisée depuis quelques années par des entrepreneurs et des ingénieurs-économistes qui l’ont importée pour une production à plus grande échelle. La production locale de champignons génère une économie circulaire qui permet d’une part de créer des emplois et d’autre part de valoriser le marc de café. En effet, nous jetons en moyenne un peu plus de 7 millions de tonnes de marc de café dans le monde chaque année, soit environ 19 000 tonnes par jour ! Or, selon Cédric Péchard, fondateur d’Upcycle (champignonnière qui cultive des pleurotes sur du marc de café à Rungis) « si nous « upcyclions » la totalité de cet or noir, nous aurions une production totale de 70 000 tonnes de champignons : de quoi couvrir les besoins en calories et protéines de 70 millions de personnes, localement et quasiment sans énergie ni eau ». Les champignons sont de plus très riches en vitamines B1, B2, B3, B5, B6, B9, source de cuivre, phosphore, potassium, fer, zinc, protéines, antioxydant et permettent de lutter contre le cancer et le cholestérol. Et pour ne rien gâcher les pleurotes sont très appréciés des restaurateurs pour leurs grandes qualités gustatives.

● L’expérimentation de techniques innovantes pour une valorisation de proximité de la matière organique produite en ville

everwood_wormsLes enjeux sont importants car nous n’avons pas sur notre territoire de solution de compostage satisfaisante pour les gros producteurs de biodéchets (supermarchés, restauration collectives…). La collecte sélective des biodéchets pour valorisation dans des équipements industriels (tri mécano biologique, méthanisation, compostage en andain, etc.) serait très coûteuse en investissements et en fonctionnement et difficilement essaimable. De plus cela entrainerait beaucoup de transports. Quant au compostage in situ, c’est-à-dire sur le lieu où les biodéchets sont produits, cela nécessite des moyens humains importants et cette technique est difficilement possible en milieu urbain (contrainte foncière forte notamment).