Pourquoi?

Notre objectif est de développer une méthode de compostage innovante qui permette de composter de grandes quantités de biodéchets, dans des espaces restreints et en un temps réduit, afin d’être en mesure de traiter les déchets des professionnels de la restauration et de la grande distribution.

Ce projet est d’autant plus pertinent que la loi oblige maintenant les gros producteurs de déchets organiques à les trier et les valoriser (1). Cette loi est une belle opportunité d’adoption de nouvelles pratiques écologiques chez les professionnels de la restauration … à moins que les industriels de la gestion des déchets ne s’emparent de l’aubaine et leurs proposent une collecte à grande échelle destinée à de grosses installations de traitement.

 

 

Les plus-values des techniques développées dans l’Organic FabLab, par rapport à celles utilisées par les industriels (tri mécano biologique, méthanisation, compostage en andain, etc.), sont les suivantes :
– limitation des déplacements et possibilité de collecte en vélo-triporteur en zone dense,
– méthode peu coûteuse en investissement et en fonctionnement,
– pas de production de digestat (2),
– emprise foncière minime,
– technique et dimensionnement de l’installation limitant les nuisances,
– installation modulable pour s’adapter à la variation des quantités de matières à traiter (3),
– production de compost réutilisé dans l’agriculture périurbaine pour nourrir les sols et les cultures, tout en limitant l’utilisation d’engrais et de pesticides,
– c’est également un levier à un changement des mentalités et un bon moyen de prouver que les solutions aux problématiques du monde d’aujourd’hui et la construction des temps à venir peuvent passer par des petits animaux en apparence aussi communs et insignifiants que les vers de terre !
(1) Depuis le 1er janvier 2012, en vue de contribuer à l’atteinte des objectifs du Grenelle de l’environnement, « les personnes qui produisent ou détiennent une quantité importante de déchets composés majoritairement de biodéchets sont tenues d’en assurer le tri à la source en vue de leur valorisation organique. » Art. L. 541-21-1 du Code de l’environnement.
 
(2) Le digestat est le produit résidu de la méthanisation. Il est destiné à l’épandage agricole alors que les connaissances sur sa valeur agronomique et son impact sanitaire et écologique sont encore en partie méconnues.
 
(3)  Nous ne pouvons pas nous baser sur une production constante de déchets organiques. En effet, la prévention, dont la lutte contre le gaspillage, doit être privilégiée avant toute chose. Il n’est donc pas judicieux d’investir dans des installations lourdes, dimensionnées pour une production actuelle de 100 ou même 150g de déchets par repas, quant à l’avenir nous devrions nous situer plutôt autour de 30g ou même 10g par repas. Des installations surdimensionnées conduiraient, dans le moyen-long terme, à devoir importer de la matière organique sur des kilomètres.